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De la Préhistoire à l'Antiquité

Des traces d'une activité humaine sont présentes sur les territoires de Bouguenais et Rezé, géographiquement indissociables, depuis l'antiquité et probablement depuis la préhistoire. L'histoire de Bouguenais croise celle de la conquête de la Gaule par les Romains.

Des noms de lieux évocateurs

carte-de-cassiniBien qu'aucun vestige ni monument datant de la préhistoire n'existe plus à Bouguenais, on peut supposer que des monuments mégalithiques ont existé sur la commune. La toponymie (l'étude des noms de lieux) donne en effet des indications précieuses sur le passé, même lointain.

Un concile tenu à Nantes en 658 condamne les survivances de la culture druidique et ordonne de renverser les pierres antiques. La plupart de ces monuments ont donc été détruits, sous l'influence du clergé, mais leur souvenir reste dans les noms des lieux concernés :
  • Le village de la Pierranne se trouve à quelques centaines de mètres du lieu dit « La Pierre ». Ce secteur ne présente pas de rocher apparent mais on peut supposer que cet endroit tire son nom d'un ou plusieurs mégalithes. Une autre hypothèse propose que « la Pierranne » soit tiré de la dédicace de l'ancienne chapelle du village à Saint-Pierre et à Sainte-Anne, mais on peut aussi penser que l'église a détourné à son profit un lieu sacré antique.
  • De même, la chapelle de Bethléem à Saint-Jean de Boiseau a été construite sur un site druidique ancien, près d'un curieux mégalithe appelé « Pierre folle » et d'une source miraculeuse. En modifiant le nom d'origine « Bétélian », issu du nom du dieu celtique « Béléan », en Bethléem plus conforme à la règle eucharistique, la christianisation du lieu n'a fait que prolonger l'existence d'un site spirituel déjà existant.
  • La rue de la Pierre Levée, au sud du bourg, témoigne de la présence ancienne d'un mégalithe, probablement disparu à la fin du 19e siècle.
Des traces de l'époque néolithique auraient été relevées à l'emplacement de la carrière des Pontreaux mais aucune étude sérieuse n'a été entreprise et l'exploitation de la carrière a détruit le site. Un certain nombre d'objets datant de cette période ont également été trouvés à l'occasion des travaux de construction de l'ancienne centrale électrique de Cheviré.

Plus proches de nous, des appellations de lieux nous viennent des anciens Celtes. Citons, entre autres :
  • Le mot « noue » (La Noë, la Grande Noue, etc.) qui s'applique à un lieu humide où l'eau s'écoule mal.
  • Le Breuil, le Breil, du gaulois « broga » désignent un lieu boisé servant de retraite au gibier.
  • Le mortier (le Mortier Mulon, le Mortier Rimbault) signifie terre boueuse.
  • Le douet : l'endroit où nos grand-mères lavaient leur linge.

Aux temps de la conquête romaine

Au moment de la conquête de la Gaule par Jules César, vers 60 avant J.C., plusieurs peuples se partagent la région :
  • Les Namnètes occupent la rive nord de la Loire, autour du village Condevictum établi au confluent de la Loire et de l'Erdre sur une colline que domine aujourd'hui la cathédrale Saint-Pierre.
  • Les Ambiliates occupent l'actuel Pays de Retz.
  • Les Pictons, situés plus au sud, dont la capitale est Limonum (Poitiers).
La conquête romaine ne se fait pas sans mal, avec en -56 la révolte des Vénètes, un peuple de marins sillonnant le littoral atlantique depuis Dariarigum (Vannes), puis l'insurrection armoricaine en -52 qui fédére de nombreux peuples celtes autour de Vercingétorix. A cette occasion, il est probable que les Romains ont démantelé le territoire des Ambiliates au profit de leurs alliés Pictons.

L'histoire de Bouguenais est indissociable de celle de Rezé, dénommée alors Ratiatum. Cette ville antique née il y a 2000 ans s'étent le long d'un ancien bras de la Loire, le Seil de Rezé, du Port-au-Blé jusqu'au séminaire des Couëts. Ratiatum esit une des cités nées de la nouvelle organisation administrative, politique et économique instaurée par les conquérants romains. Sous la domination des Pictons, elle contrôle le commerce et les échanges sur une des rives de la Loire.

On sait peu de choses sur l'organisation de cette ville. Les découvertes archéologiques les plus significatives, essentiellement sur le territoire de Rezé, ont mis à jour son activité économique et portuaire. Les nombreux fragments d'amphores découverts sur le site fournissent des indications sur la nature du fret transporté : des vins en provenance d'Italie, d'Espagne, de Gaule (Languedoc, vallée du Cher), mais également de l'huile en provenance de Bétique (sud de l'Espagne). Destiné à une consommation sur place, ce commerce alimente aussi probablement l'intérieur de la Gaule en transitant par la Loire. Ainsi, à proximité de Bouguenais, la voie commerciale emprunte depuis Nantes le Seil en passant par Port-au-Blé, rejoint le centre du Portus Raciacus (Rezé), franchit le ruisseau de la Jaguère au gué du Pas de l'Agneau (devenu la Planche lmbert) puis coïncide approximativement avec la route actuelle des Couëts à Bouguenais. Sur le site actuel de La Bouvre, un point de transit obligé doit être surveillé par un établissement gallo-romain, attesté par les restes d'une fosse maçonnée caractéristique de l'époque gallo-romaine. Puis la voie suit le tracé de la route actuelle de la Montagne à partir du centre du vieux bourg de Saint-Pierre de Bouguenais, passe à Saint-Jean de Boiseau et se dirige vers Vidua (Vue), ancien oppidum gaulois, ou vers Arthon ou Prigny près des Moutiers.

La découverte au XIXe siècle d'un aqueduc alors visible en bordure du Chemin des Bonnes-Soeurs, au village des Couëts, suggère la présence d'un édifice thermal dans ce secteur. Les besoins quotidiens en eau des édifices de bains publics ont en effet nécessité la construction d'ouvrages hydrauliques conséquents. Par ailleurs, cet ouvrage témoigne de l'activité urbaine du quartier antique présent au village des Couëts : il ne s'agit sans doute pas d'un secteur péri-urbain situé en limite de la ville antique, mais d'un quartier actif de cette ville. Cependant, les éléments disponibles ne permettent pas de restituer l'organisation de ce quartier.

Jusqu'au 5e siècle, la christianisation avançe, l'évêché de Nantes étendant son influence au sud de la Loire, notamment par les prêches de Saint Martin à Vertou. Son passage est à l'origine de chapelles comme à Saint-Jean-de-Bouguenais (Saint-Jean-de-Boiseau) et d'un ermitage sur l'île d'Indret.

Moyen-Age et Renaissance

Sous les influences successives des carolingiens et des princes bretons, le Sud-Loire et en particulier la région de Bouguenais se forgent une identité historique.

Un moment sous l'autorité des carolingiens, le sud de la Loire passe au milieu du IXe siècle sous le contrôle des princes de Bretagne. De cette époque date le château dont les fortifications subsistent encore en partie sur la Commune de Bouguenais au lieu-dit « La Motte de Bougon ». La paroisse environnante s'appele Bégonnais puis Bouguenais.

A la suite de guerres successives, les anciennes Marches de Bretagne (Nantes et Rennes) reviennent aux Normands, contre qui Alain Barbe-Torte engage une longue bataille. En 938, la Loire est reprise aux Normands, redevient bretonne et la Ville de Nantes, reconstruite après avoir été détruite, est promue capitale du Duché de Bretagne qui s'étendait au sud de la Loire. Au Xe siècle, une famille s'adjuge le titre de seigneur de Bougon, et ce jusqu'en 1294, quand apparaît le nom des Chasteigner dans l'armée du duc de Bretagne, avec Herlin de Bougon qui semble être le même personnage que Hubelin Chasteigner cité comme seigneur de Bouguenais.

Au début du Xle siècle, la lèpre sévissait partout. La paroisse de Bouguenais avait une léproserie située près d'une chapelle dédiée à Sainte-Madeleine et aujourd'hui disparue. Elle était localisée, selon Léon Maître, historien du XIXe siècle, sur le domaine de la Baronnais et se nommait « le clos de la Maladrerie ». A côté de ce clos qui borde la route des Couëts à Bouguenais (l'ancien grand chemin nantais du Pellerin), une croix était érigée ; elle fut enlevée pour ouvrir la carrière des Pontreaux. Le ruisseau qui coulait à quelques pas de là et la source alimentant la fontaine fournissaient aux lépreux l'eau dont ils avaient besoin. Vers 1970, il restait bien une fontaine dans le muret près de la route mais la carrière ayant asséché la nappe phréatique, la source tarit et la fontaine fut détruite lors des travaux de redressement de la route des Couëts.

Au cours des siècles, Bouguenais et ses environs vont connaître des fortunes diverses, conséquences des luttes que se livreront les royaumes de France et d'Angleterre entre eux ou avec le duché de Bretagne. Quelques jalons permettent de remonter jusqu'à l'époque de la Réforme :
  • En 1239, la vicomté de Rezé, créée vers 995, s'agrandit par l'achat de la Motte de Bougon. C'est aussi à cette époque que les Templiers s'installent dans notre région : ils possèdent une maison à Rezé et bénéficient de nombreux dons de seigneurs locaux, dont l'île Botty, située en face de Bouguenais.
  • Pendant la Guerre de Cent Ans, entre les royaumes de France et d'Angleterre, la guerre de succession de Bretagne rend la vie des habitants particulièrement difficile. Les Anglais débarquent en Bretagne en 1342 et mettent le siège devant Nantes. Que ce soit pendant les combats ou pendant les trêves, le pays est systématiquement mis en coupe réglée par la soldatesque. Ainsi, Walter Huet, capitaine anglais, installé au port du Collet, près de Bourgneuf, rançonne tout le pays de Retz et notamment les paroisses de Saint-Pierre de Bouguenais, Saint Jean de Bouguenais (Saint Jean de Boiseau) et Rezé.
  • En 1397, le duc Jean IV accorde le monopole de la pêche en Loire aux habitants de Bouguenais, de Trentemoult et de la paroisse de Sainte Croix.
  • Vers 1460, l'interminable conflit franco-anglais prend fin, mais le calvaire des populations ne voit pas son terme : le sud de la Loire est envahi par les bandes armées du duc de Bretagne et du roi de France que la fin des hostilités laisse sans emploi. A Bouguenais et au Pellerin, la population s'enfuit plutôt que d'être tuée.
La réforme est introduite en 1558 par d'Andelot, frère de l'amiral Coligny, et de nombreuses églises protestantes fsont alors fondées. Catholiques et calvinistes s'affrontent rapidement, mais il n'y a pas de massacre de la Saint Barthélemy à Nantes. Les persécutions contre les réformés se poursuivent jusqu'à la Révolution. A cela s'ajoutent les difficultés naturelles qui amènent de manière presque régulière, tous les quinze ans, des disettes suivies d'épouvantables épidémies. La paroisse de Saint Pierre de Bouguenais vit essentiellement du travail agricole dont la plus grande partie était consacrée à la production vinicole. En cas de mauvaise année, les récoltes ne nourrissent plus la population...

La commune de Bouguenais a amplement pris sa place, souvent de façon dramatique, dans les événements de la Révolution française, des Etats Généraux de 1789 à la Terreur et à la guerre de Vendée.

La Révolution

Bouguenais à la veille de la Révolution

En 1789, la commune de Bouguenais compte environ 2800 habitants. L'essentiel de la population est rurale, si on excepte les marins de Port Lavigne et quelques bourgeois. La noblesse, peu nombreuse, se trouve dans les seigneuries de Bougon et de Chaffault et dans quelques autres seigneuries laïques (la Jaguère, la Bénate, les Huguetières...) dotées de peu de terres. Le clergé quant à lui est bien représenté, notamment au couvent des Couëts et au prieuré de la Bouvre. 600 Bouguenaisiens vivent de la charité du clergé, en particulier des Carmélites, et le système féodal est en crise ici comme partout dans le royaume.

La rédaction des Cahiers de Doléances, à la demande du Roi et en préparation des Etats Généraux de 1789, n'implique à Bouguenais que peu de personnes. Le cahier de la commune est concis et clair dans les revendications exprimées et porte essentiellement sur la vie quotidienne :
  • Fin de l'inégalité devant l'impôt.
  • Suppression des droits de franc-fief perçus sur l'achat de terres nobles.
  • Suppression de la dîme, du droit de fuies et garennes (auquel sont assujettis respectivement les propriétaires de pigeons et de lapins), des droits de four et moulin, des droits sur les ports, des corvées et de la quintaine (perçue sur les jeunes mariés), etc.
  • Interdiction de la conscription des marins par l'État hors du monde maritime.
  • Suppression de la milice et partage équitable entre tous des charges militaires.
  • Annulation des ventes de landes communes effectuées depuis une vingtaine d'années, ces terres étant pour beaucoup de paysans la seule ressource en litière et en fourrage pour les bêtes.
  • Suppression des privilèges dans l'usage des prairies de la vallée.
  • Suppression des droits onéreux perçus sur les bêtes menées aux foires.

Les mesures de l'Assemblée Constituante

A Paris, le 4 août 1789, tous les privilèges sont abolis et la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen est publiée le 26 août. A Bouguenais, la majorité des nobles et des bourgeois acceptent ces mesures. Mais le clergé, qui est très écouté par le peuple et donc les paysans, y est fermement opposé. Selon la Constitution Civile, en effet, les prêtres deviennent des fonctionnaires de l'Etat et les évêchés ne dépendent plus de Rome. Un certain nombre d'incidents émaillent les relations entre le pouvoir révolutionnaire et le clergé de Bouguenais, qui refuse de prêter serment et même cesse aux Couets d'attribuer les aumônes habituelles aux quelques 600 assistés de la commune. La situation est explosive et l'exécution du Roi le 21 janvier 1793 ne va rien arranger.

L'insurrection

Suite au régicide, pour faire face à la coalition des grandes nations européennes contre la nouvelle République, la Convention procède à une levée en masse de troupes partout en France. A Bouguenais, cette levée s'avère très difficile et provoque même un soulèvement le 10 mars 1793. Désormais, la municipalité de Bouguenais tient ses réunions à Nantes où se sont réfugiés les patriotes venus de toute la région, tandis qu'un comité royaliste se met en place à Bouguenais.

Le 25 mars, les insurgés attaquent l'arsenal d'Indret protégé par des postes avancés dont celui du château d'Aux. Les soldats républicains, mieux organisés et mieux armés, repoussent l'attaque puis font une véritable razzia sur Bouguenais. 200 insurgés sont capturés et exécutés. Les survivants gagnent le maquis.

Au sud de la Loire se constitue alors la Vendée militaire dans laquelle Bouguenais s'engage pleinement, plus même que bien des communes voisines. Les Bouguenaisiens royalistes s'organisent avec le Pays de Retz derrière La Cathelinière, lui même obéissant à Charrette, mais restent cependant en marge de la Grande Armée Catholique et Royale.

L'attaque de Nantes et l'installation de la Terreur

La ville de Nantes est alors en état de siège. Ses défenses s'étendent au sud jusqu'à Pirmil. Bouguenais se trouve sur la route de Nantes à l'arsenal d'Indret, qui reste stratégique et défendu par des postes avancés à Boiseau et au château d'Aux.

Le 27 juin, après un ultimatum des royalistes auquel Baco de la Chapelle répondra par « Les Nantais périront ou la liberté triomphera », Nantes est attaquée au sud par les hommes de Charrette et au nord par l'Armée Catholique et Royale. Cette dernière se heurte à une âpre résistance du poste républicain de Nort-sur-Erdre, ce qui désorganisera l'attaque. Bien que l'avant-garde des assaillants arrive jusqu'à la place Viarme, Cathelineau, général en chef royaliste y est mortellement blessé. Les royalistes refluent, l'offensive est un échec. Beaucoup de Bouguenaisiens ont participé à cette bataille, les volontaires ne manquant pas et ayant marché de leur commune jusqu'à Pont-Rousseau.

La population nantaise est à bout de misère, on meurt de faim et de maladie tandis que la ville accueille un grand nombre de militaires et de réfugiés. C'est alors qu'arrive Jean-Baptiste Carrier. « Missionnaire de la Terreur » selon Jules Michelet, chargé de faire cesser la révolte par les tous moyens, surtout les plus extrêmes. Carrier fait exécuter sommairement plusieurs milliers de personnes, parmi lesquels quelques bouguenaisiens, par la guillotine et la noyade dans la Loire (selon la méthode des « mariages républicains »). Son extrémisme et sa folie ne tarderont pas à être remarqués à Paris où il sera rappelé puis condamné à mort et guillotiné en 1794, liquidé par les thermidoriens avec lesquels il aura pourtant provoqué la chute de Robespierre.

Le bourg dévasté, une guerre qui n'en finit pas

Pendant que la Terreur se déchaîne à Nantes, la guerre ne faiblit pas dans le Sud-Loire. Les camps militaires républicains des Naudières et du château d'Aux subissent plusieurs assauts auxquels de nombreux bouguenaisiens participent. Les communications par route entre Nantes et Indret sont impossibles autrement qu'avec une importante escorte armée, sans que cela n'empêche les attaques et, en réponse, les représailles sanglantes. Ainsi, le 31 mars 1794, une rafle sur la commune de Bouguenais conduit à l'arrestation de près de 300 hommes, emmenés au château d'Aux pour y être jugés par une commission militaire. 292 sont condamnés à mort et exécutés. Dans les deux semaines qui suivent, d'autres Bouguenaisiens vont les rejoindre. De toutes les communes du sud de la Loire-Inférieure, Bouguenais est de loin celle qui a payé le plus lourd tribut à la guerre civile. Aux 231 condamnés par les tribunaux et exécutés, on doit rajouter ceux qui ont été abattus sommairement ou qui ont disparu dans la tourmente. Les conditions de vie sont épouvantables : en plus de subir les pillages et la famine, plus de la moitié des habitants couche sur la paille.

La fin de la guerre de Vendée en 1796 amène un semblant de paix. L'administration des communes de Rezé et Bouguenais se réorganise en avril 1796 en une structure cantonale unique située aux Couets, sous l'autorité de François Bertrand, élu maire cantonal. Le coup d'Etat du 18 fructidor de l'an V (4 septembre 1797) entraîne localement la déposition de Bertrand et le retour d'hommes plus engagés dans la Révolution. Pierre-François Huard, de Pont-Rousseau, maire de Rezé avant 1793, devient président de l'administration cantonale. Le climat est tendu, même s'il n'y a pas de prises d'armes et malgré le réarmement latent des paysans. Fin 1798, des rassemblements armés sont signalés à Bougon et la Morandière mais restent limités. Cette situation de guerre civile larvée va durer toute l'année 1799. Le coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) de Bonaparte et les mesures prises mettront fin à ces troubles.

Bonaparte sera bientôt Napoléon et ralliera la masse des Français derrière lui. Mais pendant tout le XIXe siècle, Bouguenais marquera son attachement à la monarchie traditionnelle en opposition avec les communes voisines où Orléanistes et Bonapartistes sauront se faire entendre.